Elle est là, depuis une éternité.
Grand temps de l’oublier ?!
Pas consommée, alors
inutile ?
Sartre, l’aurait défini masculine.
Moi je la perçois de mon côté féminin ;
oui cela existe.
Elle me garde en balance
comme toutes mes passions
me gardent en vie.
Celle-ci en particulier,
ou dirais-je, particulière ?
Le monde entier me dira,
Oublie,
oublie-la.
Seulement, l’oublie me fatigue,
me rends vieux, âgé,
me fait mourir.
Elle m’est de grande utilité,
me fait prendre conscience que je vis
et me procure la volonté de continuer.
On ne meurt pas par lassitude du monde,
ni de désirs inassouvis,
au début, inavoués.
Je chérirais mes désirs, mes envies et cette
passion
unique, jusqu’à
mon dernier souffle.
Elle mourra avec moi.
Alors voilà son utilité.