me manque ma
colline lointaine
sur laquelle je
posais
mon regard
fatigué.
Elle me faisait
rêver de cet
autre monde,
la bas sur ses
hauteurs
tantôt brillant
sous un soleil
jaunâtre et
orange marron ;
puis dans l’ombre
de la nuit future
sa verdure se
noircissait.
A l’heure où les
corbeaux
descendent des
cieux
dans un ballet
silencieux
pour rejoindre
leur châlit,
ma colline
disparaissait dans la
pénombre d’un
autre monde
peuplé de créatures nocturnes.
Demain à l’aube
elle sera là,
toujours, encore ;
ma colline,
étonnée
de ne plus me
voir.
Et moi de la
pleurer.
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